Répartition géographique et habitat
Sa distribution géographique est extrêmement réduite et on ne peut le rencontrer que dans la région côtière du sud-est de l'Australie, montagneuse et fortement boisée par des eucalyptus. Le gang-gang habite les forêts de montagne et les vallées boisées. Il lui arrive de monter jusqu'à 2000 m en altitude, mais on le voit parfois en plaine, surtout durant la saison hivernale, la rudesse du climat le contraignant à gagner les régions basses. Autrefois le gang-gang était abondant, mais il s'est considérablement raréfié par suite de l'exploitation des forêts. Il ne paraît guère apte à s'adapter à de nouvelles conditions écologiques.
Généralités
Le mâle est caractérisé par une huppe rouge, dont les plumes sont curieusement recourbées en avant à leur extrémité. Par ailleurs, le plumage du gang-gang n'offre rien de bien remarquable. De couleur terne, brun ou gris foncé, il est strié de multiples franges transversales, grisâtres chez le mâle, orangées chez la femelle. Le gang-gang vit par couples ou en petits groupes durant l'époque de la reproduction. Plus tard dans l'année, on peut parfois l'observer en congrégations importantes sur les arbres chargés de graines. Les plus grands rassemblements peuvent se former lorsque la nourriture est particulièrement abondante, et plus de cent oiseaux ont été vus se nourrissant sur des massifs de buissons épineux. Une volée se nourrissant peut soudain quitter l'arbre sur lequel elle se trouve sans raison apparente. Elle vole alors en cercles concentriques, criant bruyamment, puis retourne au même arbre et continue à se nourrir. Le gang-gang peut planer au-dessus de la canopée, se laissant périodiquement tomber sur le sommet des arbres. Son vol est lourd et mouvementé, les ailes battant fortement. Durant les heures les plus chaudes de la journée, il reste assis des heures sur la branche d'un eucalyptus, sans bouger ou presque, ou se déplace latéralement pour lisser les plumes d'un congénère.
Régime alimentaire
Le gang-gang est spécialisé sur le plan alimentaire. La morphologie de son bec a subi des adaptations et sa mandibule est dentée, ce qui lui permet de saisir, de maintenir et d'ouvrir proprement les capsules des eucalyptus, les cônes des pins ou les graines des acacias. En effet, ces fructifications constituent pour ainsi dire l'unique nourriture de ce perroquet. Il retournera chaque jour sur le même arbre jusqu'à avoir épuisé les graines qui s'y trouvent. Cet oiseau fait un bruit continuel alors qu'il est en train d'écraser les capsules avec son bec puissant, et le sol en contrebas est rapidement recouvert de déchets. Il mange aussi des baies et d'autres graines en les tenant dans ses griffes pour les manger. Cet oiseau reste généralement dans les arbres et ne visite le sol que pour boire ou examiner des fruits tombés.